Restaurant & Maison d'Hôte

Tahannaout - A 28km de Marrakech

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AlMaqam Attaqafi

AlMaqam Attaqafi

Encore une occasion de s'en assurer. Tandis que tous les matins Mahi Binebine arrive de Marrakech pour s'enfermer dans son vaste atelier logé sous l'aile tutélaire de ce maquam, le maître des lieux, un sage dirait-on, met la main sans fièvre ni agitation aux derniers préparatifs de l'exposition qui doit se tenir au cours de ce mois à Dar Chrifa. Il n'est pas indifférent qu'il s'agisse là d'une demeure traditionnelle et non d'une galerie ordinaire.

Nous sommes deux à être les hôtes de notre ami Mourabiti, Khalil El Ghrib et moi. Entrecroisement de trois regards fort différents sur un travail qui s'annonce important, sinon même considérable. Cela pourrait donner lieu à un jeu passionnant entre parole dite, écrite ou le silence qui est autre chose que le refus de parler et porte en gestation les linéaments d'une certaine pensée de ce qui se donne à voir. Il faut dire que l'enjeu de ce travail longuement mûri est de taille.

C'est sous le signe d'Ibn Arabi Cheikh Al akbar. Qu'on soit bien convaincu comme j'ai pu l'être au cours de nombreuses conversations avec Mourabiti qu'il ne s'agit nullement d'un effet de mode, le soufisme étant en passe de devenir une enseigne alléchante souvent sous l'habit non pas de la « kharka » mais d'un discours prétendument savant. Et précisément comme il n'est pas question de se saisir de ce regard comme prétexte, on est confronté à une situation des plus complexes et qui suscite bien d'interrogations.

Des petits et moyens formats aux toiles de grandes dimensions, le nombre des travaux est important et l'on voit bien que Mourabiti s'y est investi pleinement. Mieux encore il y a quelque chose de significatif, d'essentiel qui se joue dans cette entreprise. J'aurais à revenir à ce propos.

Du bout de papier où s'ébauchent des signes, parfois de la couleur, aux tableaux de grande dimension tels des fresques, il y a une profusion de formes variées structurant l'espace modelé par la couleur. Souvent on y retrouve l'alphabet mourabitien tout en courbes, en demi sphères, parfois aussi et même le plus souvent des représentations d'édifices, une mosquée à l'occasion, mais rien, absolument rien qui fasse référence à la présence de ce grand non, Ibn Arabi, à son rayonnement, pas même une trace de soufisme si par impossible cela pouvait exister. On est là confondu, le silence spontanément imposé. Paradoxalement, on pourrait voir dans cette conséquence qui ne relève pas d'un objet déterminé, la trace laissée, l'engramme du soufisme ; la présence par l'absence, le vide et la suspension de la parole. Mais il convient de se retenir et de ne pas courir après une éventuelle conclusion.

Mourabiti est bien entendu un peintre avant toute chose et la peinture, la création esthétique dans sa généralité impose un espace avec ses contraintes déterminées. Un instant on pourrait imaginer que Mourabiti, en guise de portait du Cheikh Al Akbar, aurait pu peindre des scènes naïves, édifiantes, où se lirait à livre ouvert la lettre, la parole soufie. Mais on ne le sait que trop bien ce n'est pas son style. Quand il arrive en avril dernier à Damas, après un cours séjours à Petra en Jordanie, son désir immédiat est de se rendre au tombeau d'Ibn Arabi.

C'est le choc d'une émotion double en quelque manière. Et d'abord la déception devant ce cercueil entouré de vitres qui lui paraît indigne de toute l'aura spirituelle entourant le nom d'Ibn Arabi. Je crois qu'il est indispensable de préciser un certain nombre de choses. Bien qu'il en ait une certaine connaissance, Mourabiti n'est pas un lecteur éprouvé des œuvres d'Ibn Arabi. Il y a là quelque chose de l'ordre du vécu, une imprégnation dont il est difficile de cerner les contours. Nous en avons longuement parlé ensemble. Je crois pouvoir dire qu'il trouve dans cette mouvance du soufisme le signe d'une totale liberté, si important pour son travail de peintre, une libération de toute contrainte même y compris dans l'ordre de la croyance religieuse. Le socle populaire du soufisme marqué par tant de maîtres spirituels à travers les âges en notre pays intègre des composantes de liberté, d'ouverture du regard tourné vers le nouveau. On est là dans la proximité quasi intime de Mourabiti. L'on comprend comment s'est manifesté ce désir bien avant de se rendre à Damas, sans qu'il soit possible de tracer le périple qui a abouti à l'œuvre présente devant nous.

Au risque de me tromper, de faire fausse route, je pense que Mourabiti, dans sa ferveur, a voulu édifier un tombeau en hommage à Ibn Arabi au sens vari du mot : édifier un tombeau idéal, virtuel, dont toutes ses toiles constituent la tentative recommencée, parce qu'il y a en ces travaux comme des linéaments d'architecture. Une fièvre d'architecte ou presque. A Damas même, au pied de sa déception, il accumule les ébauches des ses tableaux futurs de formats variés et qu'ensuite il développe et amplifie selon la même modalité une fois revenu à Tahanout. C'est un défi qu'il s'est lancé qui ouvre sur nombre d'interrogations sur le terrain même de la création artistique et qui en tout état de cause se refuse à toute conclusion.

Edmond Amran EL Maleh

Le Fondateur

Après avoir installé son atelier à Tahanaout, un petit village berbère niché aux pieds de l’Atlas, à une trentaine de kilomètres de Marrakech, le peintre Mohamed Mourabiti (45 ans) a invité des confrères à le rejoindre, créant ainsi une résidence d’artistes, Al Maqam. Il a également monté une association qui parraine chaque année deux plasticiens auxquels elle offre un atelier temporaire et un catalogue.

Les Amis d'AlMaqam

Restauration

Bien plus qu’un lieu ou prendre ses repas, la table d’Al Maqam permet la découverte et l’initiation à la cuisine locale. Nos hôtes y dégustent salades, tajines, grillades préparés avec soin et dans la plus pure tradition berbère par Mina qui veille méticuleusement au choix des produits du terroir : légumes des potagers voisins, l’huile tirée de nos olives, semoules et farines, miel, viandes ... Mina règne sur son domaine et il n’est pas rare de la voir cueillir pêches, prunes, citrons, figues et autres herbes aromatiques dans le jardin pour votre plus grand plaisir.

Pour un déjeuner entre amis à l’ombre des oliviers, un dîner en tête à tête à l’abri des regards,la table d’Al Maqam est un véritable lieu de convivialité pour se retrouver à l’heure des repas... ou pour prendre un verre.

... une salle de projection et de réunion modulable d’une capacité de 50 personnes, un point de vente de produits locaux (semoules, miel, huile d’olive, etc.), la possibilité pour les artistes de bénéficier d’un atelier et de commander les fournitures nécessaires, des stages de peinture animés par des artistes reconnus sous forme de séminaires résidentiels, des ateliers de cuisine, etc.

Evenements & Séminaires

Al Maqam vous offre la possibilité d’organiser des évènements à votre mesure. Une conférence de presse, un déjeuner d’affaire, une réunion, une soirée d’exception... toutes vos envies sont réalisables.

Formels ou plus conviviaux, l’organisation de vos déjeuners, dîners ou séminaires d’entreprises seront l’occasion d’investir un cadre atypique sous la forme d’une privatisation partielle ou totale.

Pour un service sur mesure et adapté à vos exigences, n’hésitez pas à nous contacter.

Hébérgement

Pour passer du rêve à la réalité il a fallu à Al Maqam toute la passion et la volonté d’un homme, enfant du pays, pour travailler à la naissance de ce domaine en respectant la mémoire du lieu, de la terre, des traditions et des anciens.

Sur cette terre dont la vocation première est d’être un domaine agricole, juste au cœur de la nature, une dizaine de chambres ont été érigées autour d’une piscine dans le plus pur respect de l’architecture traditionnelle pour demeurer une nuit ... ou plus.

Hommage d’un homme rendu à la nature, le lieu réunit aujourd’hui sur un territoire d’exception les valeurs du travail de la campagne avec celles sacrées de l’hospitalité et de l’art de vivre.

Ici, tout inspire la sérénité.

Evenements & Séminaires

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Contact

Adresse

Douar LAMGASSEM, Entrée du village de Tahannaout Km 28, route de Taroudant, Ouvert tous les jours.

  • Tel: (+212) 0524 484 002 - (+212) 0524 484 871
  • Gsm: (+212) 0661 295 319 - (+212) 0661 139 773
  • E-Mail: contact@almaqam.net

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